01.02.2023

Le baromètre du transport de TIMOCOM : une Europe à deux vitesses

12 pour cent d’offres de fret de plus que l’année passée dans toute l’Europe. Forte baisse des besoins de transport, à des rythmes différents.

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Diagramme : comparaison du nombre d’offres de fret en Europe, entre l’année 2022 et l’année 2021. 

Erkrath, 27/01/2023 – Au dernier trimestre 2022, le baromètre du transport de TIMOCOM affiche une forte baisse des offres de fret qui s’accompagne d'un recul de la demande de véhicules. Dans toute l’Europe, les offres déposées dans la bourse de fret de TIMOCOM ont enregistré une baisse de 36 pour cent par rapport au 3e trimestre. Le quatrième trimestre marque un tournant dans le marché du transport européen, après un premier semestre marqué par d’importants excédents de fret. Une tendance similaire est observée en Allemagne. En effet, le pays a même enregistré 39 pour cent d’offres de fret de moins que le trimestre précédent. Alors que le ralentissement de la production des offres de fret s’est déjà fait ressentir en juin au sein de la République fédérale, la moyenne des pays européens ne l’a ressenti qu’en septembre.


S’assurer des capacités de transport à l’avance

Le plus fort recul a été enregistré en décembre. En Allemagne, les offres disponibles ont baissé de 55 pour cent par rapport à l’année précédente. Et toute l’Europe a enregistré 48 pour cent d’offres de fret de moins qu’en décembre 2021. Toutefois, en 2022, la place de marché de TIMOCOM a enregistré une hausse de12 pour cent d’offres de fret déposées dans toute l’Europe, par rapport à 2021. L’Allemagne, quant à elle, n’a enregistré qu’une hausse de 2,5 pour cent des offres de fret par rapport à l’année précédente.


Un recul des offres de fret à plusieurs vitesses

Le pic saisonnier suivi d’un fort recul des offres de fret, n’a rien d’exceptionnel. Mais quelle est la cause de ces évolutions à plusieurs vitesses en fin d’année ?

« Cette année, l’évolution du transport routier de marchandises a été marquée par une pénurie de chauffeurs, des problèmes de capacité et des difficultés de livraison. Se sont ajoutées à cela, la reprise de l’inflation et la menace d’une récession. Cela a conduit les clients à un changement de perspective », explique Gunnar Gburek, Head of Business Affairs chez TIMOCOM.

Nombreuses sont les entreprises qui se sont préoccupées, à l’avance, des capacités de transport et se sont assurées des capacités suffisantes pour leur activité saisonnière. Cette tendance pris de vitesse le volume de fret de fin d’année sur notre place de marché qui atteignit un niveau inférieur à celui de l’année passée. En outre, cette année les jours fériés tombaient un week-end, ce qui a permis d’avoir plus de capacités disponibles au cours de la semaine précédant les fêtes de fin d’année et a entraîné une baisse de la demande au cours de la dernière semaine de l’année. En novembre, une grande partie des transports prévisibles avait déjà été attribuée. Par conséquent, aucune recherche de transporteurs à court terme n’a été nécessaire pour ces transports », analyse Gunnar Gburek.

« En outre, on constate que de plus en plus de clients concluent des contrats à long terme avec des prestataires », ajoute le porte-parole de l’entreprise. « La demande va continuer à baisser au premier trimestre 2023 et entraîner une baisse des prix du transport. À long terme, les prix des transports routiers de marchandises se stabiliseront à un niveau supérieur à celui de 2021, en raison d’une hausse des péages, des coûts de carburant et des coûts de personnel. »


Moins de transports entre la France et l’Allemagne

Les plus fortes baisses du quatrième trimestre ont été observées pour les transports entre la Belgique (BE) et l’Allemagne (DE) et entre la France (FR) et l’Allemagne et inversement. La France et l’Allemagne sont le principal partenaire économique de l’autre en Europe. Jusqu’au mois d’octobre, le commerce extérieur entre l’Allemagne et la France était encore stable, malgré la crise de l’énergie et l’inflation. Mais ennovembre, la demande étrangère a fortement baissé, selon les données de l’Office fédéral de la statistique. Les pays européens ont commandé 10,3 pour cent de marchandises de moins à la République fédérale, et les pays tiers, 6,8 pour cent de moins. La demande intérieure a diminué de 1,1 pour cent.

En revanche, les frets au départ de l’Espagne (ES) et à destination de la France ont augmenté au quatrième trimestre, par rapport à l’année précédente. Ainsi, la place de marché de TIMOCOM a enregistré une hausse de15 pour cent d’offres de fret en octobre et 22 pour cent en novembre. En décembre 2022, le volume de fret de cette relation, a atteint le niveau de 2021.


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Tableau : comparaison des évolutions majeures des offres de fret au 4e trimestre, par rapport à l’année précédente. © TIMOCOM


Stabilité des offres de fret en Pologne

Le volume de fret de ce pays d’Europe de l’Est résiste un peu à la tendance négative qui s’impose dans toute l’Europe. Au quatrième trimestre, la Pologne a enregistré une hausse de 6 pour cent des offres de fret par rapport à l’année précédente. Malgré une baisse modérée du volume de fret de 7 pour cent par rapport au trimestre précédent, il est toutefois resté à un niveau élevé par rapport aux tendances enregistrées par d’autres pays d’Europe.

Le commerce extérieur en Europe de l’Est a progressé. Ainsi, le volume de fret au départ de la Pologne et à destination de la Roumanie a enregistré une forte hausse au quatrième trimestre, par rapport à l’année précédente. En octobre, 89 pour cent d’offres de fret de plus, ont été déposées sur la place de marché de TIMOCOM. Une nouvelle hausse de 7 pour cent, par rapport à l’année précédente, a été enregistrée en novembre, avant un recul massif des offres de 42 pour cent, en décembre.


Une légère hausse des offres de véhicules par rapport à l’année précédente

Par rapport au 4e trimestre 2021, 8 pour cent d’offres de véhicules supplémentaires étaient disponibles. Les offres de véhicules déposées dans la bourse de fret de TIMOCOM, n’ont été que légèrement impactées par les évolutions saisonnières, au cours de l’année 2022, en comparaison avec les offres de fret. « Malgré un recul des offres de fret, les offres de véhicules n’ont quasiment pas évolué par rapport à l’année précédente », c’est ainsi que Gunnar Gburek analyse cette évolution. Après une hausse de 16 pour cent au premier trimestre, au second trimestre, le nombre d’offres de véhicules déposées a chuté de 8 pour cent par rapport au 1er trimestre. Au troisième trimestre, le nombre de véhicules disponibles a augmenté de 2 pour cent et au quatrième trimestre, l’offre de véhicules disponible était identique à celle du trimestre précédent. Ce n’est qu’au mois de décembre que le nombre de véhicules déposés dans la bourse de fret a diminué.
 

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Comparaison annuelle du rapport entre les offres de fret et les offres de véhicules. © TIMOCOM


Un rapport fret/véhicules à nouveau marqué par les évolutions saisonnières

En 2022, la proportion de fret par rapport aux offres de véhicules était nettement supérieure à celle de l’année exceptionnelle 2020 et n’atteignit une valeur inférieure à celle de fin 2020, qu’à la fin de l’année, en raison de la récession. Les premiers jours de la nouvelle année ont confirmé la tendance de décembre 2022. « Nous avons hâte de découvrir ce qui va se passer lors de la prochaine haute saison. Traditionnellement, les offres de fret reprennent avant Pâques. Le rapport fret/véhicules restera probablement marqué par des facteurs saisonniers, comme c’était le cas avant la crise du coronavirus », prévoit Gunnar Gburek.

Selon l’institut ifo, les attentes de l’Allemagne en matière d’exportations sont passées de 0,9 point en novembre, à 1,6 point en décembre. L’évolution future dépend de la situation économique mondiale. Mais les experts de l’Association des chambres de commerce et d’industrie allemandes prévoient, pour 2023, une nouvelle baisse des exportations, comme l’a rapporté le journal économique « Handelsblatt » en décembre. Et l’Allemagne n’est pas le seul pays à faire moins d’achats à l’étranger depuis fin 2022. Le volume de fret au niveau du transport intérieur pourrait, proportionnellement, enregistrer une plus forte hausse en 2023 et mettre encore davantage en évidence la pénurie de chauffeurs sur le territoire.

Les outils numériques et les places de marché en ligne peuvent aider activement la logistique à mieux planifier et à pouvoir réagir, de façon flexible et à long terme, aux évolutions du marché.

Pour plus d'informations sur la place de marché de TIMOCOM, rendez-vous sur www.timocom.fr.

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