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Préconisations du commissaire d'avaries : voici comment vous comporter en cas de dommages dus au transport

Découvrez les principales causes de détérioration des marchandises durant le transport.

Erkrath, le 17/05/2018 - En tant qu'expert des dommages liés au transport et des détériorations des marchandises, appelé commissaire d'avaries, Karl A. Selig gère, depuis plus de 30 ans et avec succès, les dommages dus au transport. Dans cette interview exclusive avec TimoCom, il nous a donné de précieux conseils et des exemples concrets de son quotidien professionnel.

 

80 % des dommages durant le transport sont dus à une mauvaise planification et à des emballages défectueux.

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Qu'y a-t-il de si fascinant dans le métier de commissaire d'avaries ?

Chaque dommage est différent et nous fait évoluer. On rencontre de nouvelles personnes et on découvre de nouvelles technologies. On découvre de nouvelles catégories de produits. Je suis une sorte de "petit" détective. Mon modèle est "Columbo".

 

Quel est le rôle d'un commissaire d'avaries ? Procureur, expert ou juge ?

Je suis un "constatateur" ! Je constate le dommage - en fonction de sa valeur et de sa nature : Pourquoi le dommage est-il survenu ? Quel est le montant de ce dommage ? Le montant du dommage survenu est-il bien celui qui a été indiqué ? S'agit-il d'un dommage total ? Est-il possible de retraiter, trier ou réparer quelque chose ?

Aujourd'hui, on transporte tous types de produits : de la pomme à la brosse à dents. Ces produits peuvent subir des dommages du jour au lendemain. Les possibilités de formation sont donc aussi vastes que la gamme de produits.

 

Combien de temps faut-il pour régler un sinistre dû au transport ?

C'est très variable. Certains dommages ne sont pas visibles. Le règlement d'un sinistre nécessitant des recherches plus approfondies pour en déterminer les tenants et les aboutissants, prend plus de temps. Nous avons, par exemple, dû traiter un problème de viande avariée reçue par le destinataire. Les recherches ont révélé, qu'en apparence ces marchandises avaient été chargées après leur date de péremption et avaient été stockées à une température trop élevée. Nous avons donc pu exclure tout dommage dû au transport. Le chauffeur n'avait eu aucune possibilité de contrôler la procédure de chargement ni de vérifier l'état et la température de la marchandise. Dans un tel cas, il est important de consigner cet incident dans un connaissement.

 

Est-il possible de sauver ou de récupérer des chargements endommagés ?

Oui, bien sûr. Récemment, j'ai été appelé à 06h00 du matin pour un chargement de jambons qui s'est renversé. On a d"abord pensé qu'il faudrait tout jeter. Mais on a finalement pu sauver proprement la marchandise et elle répondait encore aux limites imposées pour la chaîne du froid. Nous avons ainsi sauvé 70 % du chargement. Par expérience, je peux affirmer que l'on est en mesure de réduire les dommages dans 50 % des cas, qu'il s'agisse de jouets ou de produits congelés.

 

Combien peut-on économiser en faisant appel à un commissaire d'avaries ?

Cela varie d'un cas à l'autre. Mais quand on sait que certaines société budgétisent 80 000 à 160 000 euros par an pour les dommages, on peut affirmer que c'est une hérésie du point de vue économique. Ils perdent de l'argent sans que ce soit nécessaire. Parce qu'ils ne sont pas suffisamment informés ou parce qu'ils sont trop prospères ! La plupart du temps, le dommage ne relève absolument pas de leur responsabilité.

 

La fonction de commissaire d'avaries est-elle connue dans le secteur transport et logistique ?

Nombreux sont ceux qui ne savent pas que cette possibilité existe. Beaucoup n'osent pas. D'autres pensent que c'est le travail de l'assurance. Parfois, on nous fait intervenir trop tard. Et il nous faudrait une boule de cristal pour comprendre ce qui s'est réellement passé. Mais lorsqu'un sinistre survient dans son entourage, chaque commissaire est capable de partir dans la demi heure qui suit et d'être sur place en deux heures pour contrôler le chargement. Cela vaut la peine d'attendre au maximum trois heures. Cela permet finalement d'économiser du temps, de l'énergie et de l'argent. Chaque heure qui s'écoule après l'accident modifie le tableau d'ensemble du préjudice. Plus récemment, j'ai été confronté à un cas où la marchandise avait été chargée dans le mauvais camion. Nous avons découvert cette erreur presque par hasard, elle n'était pas évidente. Si nous ne l'avions pas découverte, l'entreprise aurait dû payer 40 000 euros alors qu'elle n'y était pour rien.

 

Qui paie le commissaire d'avaries ?

Si l'on en discute directement avec l'assurance, les frais sont généralement pris en charge par l'assurance.

 

Quelles sont les principales causes de dommages durant le transport ?

80 % des dommages durant le transport sont dus à une mauvaise planification et à des emballages défectueux. Car personne ne se préoccupe de ce qui est transporté et de la façon dont cela devrait être emballé. Le lien entre la production et le transport n'est pas clair. Dans la plupart des cas, les personnes responsables de ces tâches au sein des entreprises, ne communiquent pas suffisamment entre elles.

Voici un exemple : À la bonne vieille époque des rois, le vin était transporté dans des caisses en bois. Chaque bouteille de vin était également enveloppée dans un papier de soie pour éviter de les rayer. Au fil du temps, on en est venu à penser qu'on pouvait transporter du vin dans des cartons sur des palettes. Puis les cartons sont devenus de plus en plus fins et de moins en moins chers. Aujourd'hui lorsque l'on achète un carton de vin au supermarché, on n'est jamais sûr qu'il tienne jusqu'à la caisse.

Il n'est pas rare que les camions transportent des cartons de vin sur 600, 1000 ou 2000 kilomètres. Les bouteilles bougent, le matériau s'use. Si le chauffeur doit faire un freinage brusque, la marchandise est définitivement endommagée et ne sera pas acceptée. Dans ce cas, les reproches suivants sont adressés au chauffeur : "Tu as mal conduit. C'est de ta faute." Alors que c'est clairement la faute de l'expéditeur. La marchandise doit être emballé pour résister aux freinages brusques.

Mais, dans la majorité des cas, les acheteurs des sociétés ne veulent pas payer plus cher pour un carton de meilleure qualité qui protège deux fois plus les produits. Tout ce qui les intéresse, c'est le gain réalisé à l'achat. Les conséquences ne sont pas claires ou aucun enseignement n'est tiré. Ce n'est pas une excuse valable. Cela ne s'applique pas uniquement au transport mais aussi au stockage. On fait des économies de bout de chandelle.

 

Comment réagir face à un dommage dû au transport ? Quels conseils de base pouvez-vous donner ?

La Roumanie nous montre le bon exemple. Lorsqu'un chauffeur roumain est face à un dommage dû au transport, il remplit une déclaration écrite dans laquelle il consigne tous les éléments importants : de l'identité du chauffeur à la description du dommage. Il prend des photos sur place avec l'appareil photo de son téléphone mobile, un accessoire que tout le monde possède aujourd'hui. Ça ne coûte rien de faire quelques photos numériques. Mais cela peut permettre de réaliser d'importantes économies. En effet, il est important de voir l'état des marchandises sur place. Et non pas plus tard dans l'entrepôt. En résumé,  Une planification et une communication en amont est essentielle pour éviter les dommages. Lorsqu'ils surviennent, une bonne documentation sur place est indispensable.

Auteur :

Lucie Freyburger

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