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Histoires de femmes dans le secteur de la logistique : Biljana Muratovska originaire de Macédoine

Entretien avec Biljana Murativska de l'association macédonienne MAKAM-TRANS et TimoCom

Erkrath, le 05/01/2018 – Lors de son entrevue avec TimoCom, la secrétaire générale Biljana Muratovska parle de son association de transport macédonienne MAKAM-TRANS et en quoi une partie matinale de Backgammon améliore les conditions de travail dans le secteur du transport. 

 

Madame Muratovska, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je m'appelle Biljana Muratovska et je suis secrétaire générale de l'association macédonienne de transport MAKAM-TRANS. Après mes études de Politique économique et Développement, je suis passée par plusieurs entreprises. Grâce à mon père, j'ai des liens étroits avec le secteur du transport depuis ma petite enfance. C'est pourquoi j'ai vraiment à cœur de perpétuer l'héritage qu'il m'a légué et d'améliorer les conditions de travail des transporteurs macédoniens. La tâche est gigantesque. Pour me vider la tête, je fais une partie de Backgammon chaque matin autour d'une tasse de café. 

 

Quelles sont les principales préoccupations de votre association ?
Nous menons des actions pour améliorer les conditions de travail économiques et sociales des sociétés de transport macédoniennes. Nous sommes particulièrement fiers de participer à l'élaboration des lois de notre pays et de créer ainsi des relations équitables. Lorsque j'ai rejoint l'association en 2003, le secteur était encore très chaotique. Les autorisations importantes de transport n'étaient obtenues que contre le paiement de pots-de-vin. Le secteur utilisait des véhicules d'occasion, des certificats falsifiés et les transporteurs étaient exploités. Tout cela m'a poussé à m'investir corps et âme dans cette association. Elle compte aujourd'hui 1895 adhérents qui sont enfin respectés par les entreprises de transport et les pouvoirs publics. Nous investissons énormément dans les formations et workshops (ateliers) afin que toutes les personnes impliquées dans le transport acquièrent de vastes connaissances. Cette année, le titre de Meilleur(e) Manager m'a été décerné par les Associations d'Europe du Sud-Est et d'Europe centrale. C'est un très grand honneur mais c'est également une magnifique reconnaissance du travail réalisé au cours des 15 dernières années.

 

Pourquoi trouvez-vous le secteur du transport si intéressant ?

J'aime comparer le secteur du transport à une circulation sanguine. Lorsqu'on arrête, notre économie est paralysée. C'est le transport qui nous permet de tout rendre accessible à tous. À l'occasion des nombreux voyages effectués avec mon père, j'ai été captivée par la ferveur des transporteurs. Ils étaient fiers de contribuer à des projets importants grâce à leur travail. Les livraisons qu'ils effectuent ont permis de construire et d'équiper des routes, des ponts et même des hôpitaux et des écoles.

 

Devrait-il y avoir plus de femmes aux postes d'encadrement dans le secteur de la logistique ?

Lorsque nous les femmes nous appliquons notre persévérance, notre désir inné de durabilité, réussite et progrès au monde du travail, nous prouvons que ce secteur peut tout aussi bien être dirigé par des femmes. Je vis dans une société patriarcale mais j'ai tout de même réussi à diriger une association qui compte 95 pourcents d'adhérents masculins. De nombreuses sociétés de transport sont déjà dirigées par des femmes mais il devrait y en avoir encore bien plus.

 

Quelles sont les forces et les faiblesses du secteur du transport ?

Les pots-de-vin et la corruption sont encore très répandus, notamment dans les pays d'Europe du Sud. Les autorités de contrôle profitent souvent du manque de connaissance des directives par les transporteurs et leur réclament des amendes injustifiées. Nous devons mettre un terme à cette situation. La principale force de la logistique est que nous sommes impliqués dans un contexte international et que nous devons sans cesse atteindre de nouveaux objectifs et relever de nouveaux défis. Sans logistique, nous n'aurions aucune base pour un développement économique global. Nous pouvons désormais utiliser le numérique pour travailler en réseau. Si des associations avec des objectifs précis telles que MAKAM-TRANS se créaient et échangeaient partout dans le monde, nous pourrions encore mieux protéger notre secteur et obtenir des résultats encore meilleurs. MAKAM-TRANS a déjà franchi cette étape en adhérant à l'Alliance pour l'avenir du transport routier.

Auteur :

Lucie Freyburger

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